Cet engagement de la FSU en faveur du protocole ne vaut que sur ce texte.
La signature de la FSU ne vaut pas satisfecit sur la politique gouvernementale. La FSU n’est pas dupe : la politique menée par ce gouvernement et les réformes qu’il porte pénalisent les plus précaires, et en particulier les femmes : réforme de l’action publique qui envisage une prise en compte du mérite dont on sait qu’elle va accentuer ces mêmes inégalités, recours massif au contrat, individualisation de la rémunération, suppressions d’emplois, atteintes au statut de la Fonction publique, réduction du périmètre des missions…et la réforme des retraites à venir s’annonce comme une dégradation pour les fonctionnaires, et particulièrement pour les femmes, dont les carrières sont en moyenne plus courtes, assorties de salaires plus faibles et de périodes de temps partiels.
La FSU dénonce également la mise en difficultés des associations d’aide aux femmes victimes, dont certaines sont contraintes de cesser leur accompagnement suite à la réduction drastique des subventions publiques et à la suppression des emplois aidés.
La FSU juge l’engagement sur les moyens nécessaires insuffisant à ce stade pour mener à bien le programme de ce protocole. La FSU sera exigeante quant à la mise en œuvre de ces mesures et particulièrement sur l’allocation des moyens financiers adéquats. Car ce protocole constitue un point d’appui intéressant pour faire avancer nos revendications féministes et syndicales, dans une approche globale de la question de l’égalité professionnelle : plans d’actions obligatoires, suppression des écarts de rémunération et des déroulements de carrière sur la base du principe « d’un salaire égal pour un travail de valeur égale », accompagnement de la parentalité, prévention et la lutte contre les violences sexuelles et sexistes…
Enfin la FSU continuera à s’engager dans les mobilisations collectives, et à mettre en évidence les contradictions d’un gouvernement dont la politique va à l’encontre de l’égalité et des droits des femmes.