Le Comité Social d’Administration de l’Académie de Guyane s’est réuni ce lundi 2 février 2026 afin d’examiner les dotations pour la rentrée 2026.
Dans un contexte budgétaire national marqué par la suppression de 1 365 postes dans le second degré, dont 4 pour la Guyane, les représentant.es de la FSU tiennent à dénoncer les conditions dans lesquelles se prépare la rentrée 2026.
Alors que notre académie accuse un retard structurel, que sa démographie demeure dynamique et que ses besoins éducatifs sont considérables, la FSU exige, au contraire, des créations de postes à la hauteur des besoins des élèves de Guyane.
La FSU n’accepte pas que la hausse des effectifs dans les collèges ne se traduise pas par une création suffisante de divisions.
La FSU n’accepte pas que les élèves relevant des sections d’enseignement général et professionnel adapté (SEGPA) ne soient pas tous pris en charge faute de moyens.
La FSU n’accepte pas que dans les lycées les effectifs par classe augmentent et que le nombre d’heures par élève diminue.
La FSU n’acceptera pas que dans les Sections d’Enseignement Professionnels et dans les lycées professionnels les moyens diminuent alors que les effectifs augmentent.
Alors qu’en mars 2025, la mobilisation « pour un plan de rattrapage d’urgence pour la Guyane » avait permis d’obtenir des avancées en termes de construction de nouveaux collèges et lycées, nous constatons que l’engagement pris par le précédent recteur de définir des objectifs cibles d’effectifs par classe adaptés aux réalités guyanaises est resté lettre morte.
Aussi, à l’occasion du CSA du 2 février 2026, les élu.es de la FSU ont voté contre les propositions présentées par l’administration.
Dans les prochains jours, l’intersyndicale éducation (FSU, LDC Education, STEG-UTG, SUD Education, SNETAA-FO) se réunira pour organiser la riposte afin d’obtenir des moyens à la hauteur des besoins de la Guyane.
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